La résolution 181
La résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies,
votée le 29 novembre 1947, recommande le partage de la Palestine en un Etat
juif, un Etat arabe et une zone « sous régime international particulier ».
14 000 kilomètres carrés, avec 558 000 juifs et 405 000 arabes pour l'Etat juif,
11 500 kilomètres carrés, avec 804 000 arabes et 10 000 juifs pour l'Etat arabe,
106 000 Arabes et 100 000 juifs pour la zone internationale qui comprend les
Lieux saints, Jérusalem et Bethléem. Entre les deux Etats devait s'installer une
union économique, monétaire et douanière.
Adoptée par 33 voix (dont les Etats-Unis et l'URSS), contre
13 voix opposées et 10 absentions (dont la Grande-Bretagne espérant à la faveur
des troubles maintenir son influence), elle est refusée par les Arabes et
critiquée par les sionistes qui s'y rallient malgré tout. La résolution ne sera
jamais appliquée et six mois après son vote, le 15 mai 1948, débute la première
guerre israélo-arabe, après cinq mois de guerre judéo palestinienne.
La résolution 194
La résolution 194 est adoptée le 11 décembre 1948 par l'Assemblée
générale des Nations unies. Elle décide, à la suite du départ forcé de centaines
de milliers de Palestiniens : « qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui
le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en
paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de
compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs
foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du
droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par
les gouvernements ou autorités responsables. »
La résolution 242
Adoptée par le Conseil de sécurité, le 22 novembre 1967, six mois
après la guerre des six jours, la résolution « exige l'instauration d'une
paix juste et durable au Moyen-Orient », qui passe par « le retrait des
forces armées israéliennes des territoires occupés pendant le récent conflit »
et le « respect et reconnaissance de la souveraineté de l'intégrité
territoriale et de l'indépendance politique de chaque Etat de la région, et leur
droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, à l'abri
de menaces et d'actes de force. » La version anglaise est plus ambiguë
parlant de retrait « from territories » ce que certains ont pu traduire
par « de territoires », formule plus vague que « des territoires ».
Cette résolution, reprise dans toutes les négociations ultérieures, jette les
bases de la paix au Proche-Orient : l'évacuation par Israël des territoires
occupés et la reconnaissance par les Etats arabes du droit d'Israël à la paix
dans des frontières sûres.
La résolution 338
Adoptée par le Conseil de sécurité le 22 octobre 1973, pendant la
guerre du Kippour, la résolution réaffirme la validité de la résolution 242 et
appelle au cessez-le-feu et à des négociations en vue « d'instaurer une paix
juste et durable au Moyen-Orient ».
La résolution 3236
Résolution de l'Assemblée générale des Nations unies du 22
novembre 1974 qui réaffirme le « droit inaliénable des Palestiniens de
retourner dans leurs foyers et vers leurs biens, d'où ils ont été déplacés et
déracinés, et demande leur retour » et le droit à l'autodétermination du
peuple palestinien.
La résolution 1322
La résolution du conseil de sécurité du 7 octobre 2000,
adopté par 14 voix pour et une abstention (Etats-Unis) « condamne les actes
de violence, particulièrement le recours excessif à la force contre les
Palestiniens, qui ont fait des blessés et causé des pertes en vie humaine »
et « déplore l'acte de provocation commis le 28 septembre 2000 au Haram
al-Charif de Jérusalem, de même les violences qui ont eu lieu par la suite ainsi
que d'autres lieux saints. »
Résolution de l'Assemblée générale
A une large majorité, l'Assemblée générale des Nations unies
vote, lors d'une session spéciale sur les violences au Proche-Orient, le 20
octobre 2000, une résolution qui condamne « l'emploi excessif de la force »
par Israël contre les civils palestiniens. Lors de ce vote, les quinze membres
de l'Union européenne se sont divisés : neuf pays ont voté pour et six se sont
abstenus (Allemagne, Danemark, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Suède).
* à la date de mise en ligne, cette résolution n'avait pas
encore été référencée par un numéro officiel, sinon par un classement
documentaire : A/ES-10/7. La référence figurant sur chacun des textes français
et anglais correspond au numéro du communiqué de presse.
Toutes ces résolutions n’ont jamais été appliquées.
Par Farouck Issop - Porte parole de la Coordination "Réunion-Palestine".
