Vous n'êtes pas musulman et vous désirez en savoir un peu
plus au sujet de l'islam, de ses croyances fondamentales, de ses préceptes, de
ses orientations spirituelles… Vous trouverez ce qu'il vous faut dans ces deux rubriques
:
Le rappel du Ramadan n°1 : la pesée des actes le Jour Dernier...
Bismillâhir Rahmânil Rahîm
"Au Jour de la
Résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera
lésée en rien, fût-ce du poids d'un grain de moutarde que Nous ferons
venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes."
(Sourate 21 / Verset 47)
"Et
la pesée, ce jour-là, sera équitable. Donc, celui dont les bonnes
actions pèseront lourd...Voilà ceux qui réussiront ! Et quand à celui
dont les bonnes actions pèseront léger...Voilà ceux qui auront causé la
perte de leurs âmes parce qu'ils étaient injustes envers Nos
enseignements."
Nous avions cité, lors du premier darss du Tarâwîh, des versets du Qour'aane qui présentait cinq qualités importantes des mouttaqoûn (les pieux, ceux qui ont développé la crainte révérencielle d'Allah). Dans un des passages qui a été récité hier soir, d'autres précieuses qualités des mouttaqoûn sont mises en avant.
Dans la portion du Qour'aane
qui a été récitée au cours de la dernière salât de Tarâwîh, plusieurs
versets traitent d'un péché qui, malgré sa redoutable gravité, est, trop
souvent, largement minimisé et banalisé : il s'agit du ribâ.
Mais avant même d'évoquer le contenu de ces versets, il convient de clarifier la notion de ribâ. Pour simplifier, on pourrait dire que le ribâ désigne, dans un acte à titre onéreux, un avantage qui est perçu par
l'un des cocontractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue du droit musulman. Les oulémas ont distingué au moins trois types de ribâ différents :
Nombreux sont les versets du Qour'aane et les Ahâdîth qui indiquent,
de façon implicite ou explicite, que ce monde dans lequel nous évoluons
est un espace d'épreuves, un dâr al ibtilâ. L'un des versets
qui a été récité au cours de la salât out tarâwih d'hier soir compte
justement parmi ces passages coraniques. Allah dit :
ce Livre Révélé, le Qour'aane, au sujet duquel il n'y a aucun doute, est porteur de guidée pour les mouttaqoûn (pieux).
Ainsi, même si cette Parole de Dieu peut permettre à tout un chacun de connaître la Vérité, ce ne sont que les mouttaqoûn qui peuvent réellement tirer profit de la guidée spécifique qu'apporte
le Qour'aane, à savoir l'opportunité de s'attacher au Dîn (religion)
agréé par Allah.
Les règlements suivants sont conformes à l'interprétation juridique de l'Imâm Abou Hanîfah (rahimahoullâh) et des illustres oulémas qui l'ont suivi.
Abou Houraira (radhia Allâhou anhou) rapporte que Rassouloullah (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit en ce sens :
"Celui qui ne jeûne pas un jour du Ramadhân sans bénéficier pour cela d'une excuse de la part d'Allah et sans être malade, le jeûne du reste de sa vie ne pourra pas remplacer (la récompense qu'il a perdue en abandonnant ce sawm)."
Ce qui annule le jeûne et rend le qadhâ (remplacement) obligatoire
Les règlements suivants sont conformes à l'interprétation juridique de l'Imâm Abou Hanîfah (rahimahoullâh) et des illustres oulémas qui l'ont suivi.
1) Faire entrer quoique ce soit dans l’estomac en étant conscient du jeûne.
Ainsi, le jeûne est annulé lorsqu'on :
· avale de l’eau par mégarde en se rinçant la bouche
· avale des gouttes de pluie, des larmes ou de la sueur etc…
· avale un morceau d'aliment dont la taille est égale ou supérieure à celle d'un pois chiche [1]qui serait resté entre les dents, de l’intérieur de la bouche même
· ravale volontairement un vomissement qui serait monté à la bouche
· avale du sang qui a coulé des gencives et dont la quantité domine la salive [2]
En Islam, jeûner signifie de s'abstenir de toute nourriture et boisson et de ne pas avoir de rapports intimes depuis l'aube (soubh ous sâdiq) jusqu'au coucher du soleil avec l'intention (niy-yah) d'accomplir le jeûne.
Le jeûne se dit "rôza" (روزه) en ourdou et "sawm"(صوم) en arabe (pluriel : siyâm - صيام).
Discours prononcé à la
Mosquée de Saint-Pierre, le Vendredi 14 Septembre 2007
Mes chers frères,
Le mois béni de Ramadhân qui vient tout
juste de commencer constitue un bienfait considérable pour chaque musulman. En
effet, durant ces 29 ou 30 jours, chacun de nous bénéficie d'une opportunité
extraordinaire pour revitaliser et redonner un peu d'énergie à sa relation avec
Allah (ce qui, vu l'insouciance et la négligence dont nous faisons preuve
pendant le reste de l'année, est plus qu'une priorité…), et ce, pour au
moins quatre raisons :
Question : Jusqu'à quel moment peut-on
manger le matin avant de commencer le jeûne ? Est-il nécessaire de s'arrêter à
l'heure indiquée comme étant celle de l'imsâk ?
Question: J'aurais voulu savoir quand fallait il rattraper les jours manqués pendant le
Ramadan ? Y-a-t-il une période déterminée ? Peut on les faire dès le lendemain
de l'Aïd ? Quel mois ne faut-il pas dépasser ?
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